75 ans à bâtir la communauté et à changer des vies
Les années 1940 / LA PLUME ROUGE : Avant le début de la Seconde guerre mondiale, Ottawa demeure toujours plus ou moins une ville frontalière. Mais lorsque le Canada se joint à l'effort de guerre, la ville se débarrasse de sa peau frontalière. En plus d'être le siège du gouvernement fédéral, Ottawa devient la gardienne secrète d'une grande partie des richesses de l'Europe. Dans le but de soustraire les richesses de l'Europe à la convoitise nazie, Operation Fish est mise sur pied pour transporter au Canada, dans des vaisseaux non identifiés, de l'or et des titres européens ; les voûtes de la Banque du Canada, à Ottawa, abritent à cette époque quelque 60 millions d'onces du précieux métal.
La cité est devenue un aimant pour les sans emplois. Alors que des centaines de personnes déferlent sur la capitale, le nombre de fonctionnaire augmente rapidement et la population passe, de 206 367 qu'elle était en 1941, à plus de 246 000 au début de la décennie suivante. Ces facteurs contribuent à transformer la capitale et le gouvernement. Désormais fournisseur de services sociaux pour les Canadiens, le gouvernement se retrouve en terre inconnue : établir une direction économique pour le pays. Il adopte en 1941 la Loi sur l'assistance-chômage et, en 1944, la Loi sur les allocations familiales. Ces deux lois marquent le début du développement d'un pays dont tous les citoyens auront l'occasion d'atteindre leur plein potentiel et de partager la richesse qu'ils produisent.
Même si Ottawa est en quelque sorte en plein essor, les demandes d'aide continuent d'augmenter. Un sondage, réalisé en 1942 par le Catholic Family Service, mentionne 88 cas où plus de deux personnes vivent dans une même pièce minuscule ; dans le pire cas mentionné, une famille de 14 personnes vit dans un logement de deux pièces. Les logements sont rares, spécialement depuis l'afflux dans la capitale de travailleurs du Québec et d'autres régions de l'Ontario. L'explosion de la population crée également un besoin pour des garderies de jour et des bénévoles.
C/UWO tend la main au Victorian Order of Nurses (plus tard appelé les Infirmières de l'Ordre de Victoria du Canada) et aux Sisters of Service pour combler les premiers besoins, tandis que le Women's Volunteer Service Centre, nouvellement ouvert, répond aux besoin des agences en matière de bénévolat.
Vers la fin de la décennie, en 1947,C/UWOadopte la plume rouge comme logo de campagne - rejoignant ainsi des centaines de Caisses de bienfaisance partout au Canada et aux États-Unis. À l'origine utilisée comme écusson de courage, la plume rouge symbolise le don et le développement communautaire. Pendant la campagne, les donateurs de longue date arborent une plume rouge pour montrer qu'il participent à un mouvement humanitaire unifié.
Portée de C/UWOau cours de la décennie : . accorde une plus grande importance à la création et au renforcement de partenariats au sein de la communauté.
Dans son Rapport annuel général de 1946,C/UWOécrit : « Les bons partenaires sont ceux qui travaillent ensemble avec foi, franchise et équité afin de réaliser un but commun. Notre objectif a été de renforcer l'association entre les Caisses, nos agences membres et la population d'Ottawa, et ce pour leur bénéfice mutuel. »
