75 ans à bâtir la communauté et à changer des vies
1933 / DÉBUT D'UN NOUVEAU CHAPITRE : Jusqu'au début des années 1930, le gouvernement fédéral intervient le moins possible au niveau de l'économie, soutenant qu'il revient aux églises et aux organismes de bienfaisance de s'occuper des problèmes sociaux. Il en résulte que des organismes caritatifs fédérés réunissant des groupes religieux voient le jour un peu partout, y compris à Ottawa. C'est à cette époque qu'apparaît en 1933 C/UWO (alors appelé Ottawa Federated Charities), à l'époque une fédération sans statut formée d'organismes Catholiques romains, Protestants et non confessionnels. C/UWOcommence à exercer un impact en finançant les agences et organisations locales qui surgissent pour répondre aux besoins d'une population d'un peu plus de 174 000 âmes. Ces agences se nomment le May Court Club, la Société de l'aide à l'enfance, le Club des garçons d'Ottawa, le YMCA et la Vacation Bible School.
Bien que l'accent soit placé sur la cueillette de fonds dans la communauté pour aider la communauté, les valeurs sous-jacentes à ce nouvel organisme de charité - partager l'argent recueilli, donner aux gens et aux organisations, faire du bénévolat et travailler ensemble pour bâtir une communauté forte- sont demeurées intactes tout au long des 75 années d'existence de C/UWO.
C/UWO commence à exercer un impact dans l'existence des membres de la communauté, et d'autres organisations contribuent également à aider la communauté. Face à une charge de travail de plus en plus lourde à cause des événements qui se produisent chez nos voisins du Sud, le Family Welfare Bureau privé, qui jusque là fournissait une aide monétaire (« secours »), est remplacé par le Ottawa Public Welfare Board(« Commission du bien-être public d'Ottawa »), créé par la ville en 1933 pour endosser les responsabilités du Bureau.C/UWOintervient pour fournir de la literie, des meubles et des articles domestiques obtenus sous forme de dons. Vers la même époque, C/UWOapproche le Ottawa Council of Social Agencies, un groupe de coordination de recherche et de défense de causes, pour lui demander d'agir comme autorité au niveau des activités des agences que subventionneC/UWO- une démarche qui met en relief l'importance queC/UWO accordait dès le tout début à la nécessité de rendre des comptes à la communauté qui lui fournit ses fonds. Ce type de relation entreC/UWO et l'agence de planification sociale locale se poursuit jusqu'aux années 1990 : l'agence réalise des recherches et fait la promotion de la planification sociale, tandis queC/UWO effectue des levées de fonds.
Au milieu de la dépression, les stocks de logements adéquats et abordables sont rares et la demande pour des articles domestiques essentiels tels que de la literie et des meubles augmente. Autour de cette époque, C/UWO, qui s'appelle maintenant la Ottawa Community Chest (Caisse de bienfaisance d'Ottawa) adopte le slogan « Soyez un bon voisin », afin de refléter la portée de son travail.
En 1939, 18 agences bénéficient du travail de C/UWO, et reçoivent des appuis de la part du Ottawa Council of Social Agencies et du Social Service Exchange (un répertoire confidentiel qui aide à coordonner les secours aux familles) : Catholic Welfare Council, l'Institut Jeanne d'Arc, l'Orphelinat St. Joseph, St. Mary's Home, Sisters of Service, Daily Vacation Bible School, Ottawa Hebrew Benevolent Society, Protestant Children's Village, Union Mission for Men, YMCA, YWCA, l'Institut national canadien pour les aveugles, la Société de l'aide à l'enfance, May Court Club, le Club des garçons d'Ottawa, Ottawa Day Nursery, Ottawa Welfare Bureau et la Victorian Order of Nurses.
Portée de C/UWOau cours de la décennie : . la croissance de l'aide aux agences membres, qui atteignent un total de 18 à la fin des années 1930, caractérise l'influence de C/UWOdans la communauté.
