Bulletin d'information

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Lire des histoires

MAUREEN HEUFF

J'ai été représentante déléguée de Bell (Stentor Resource Centre Inc.) d'août à décembre  1998 ; nous étions connus sous le nom de « l'équipe de rêve ».  Ce fut une expérience formidable - je chérirai toujours le souvenir des gens que j'ai rencontré, spécialement le personnel de Centraide/United Way ; tous étaient des individus dévoués et je vous en remercie.  Je fais beaucoup de travail de bienfaisance pour Bell, mais se rendre sur place chez les organismes qui reçoivent l'aide de Centraide/United Way, et même rencontrer des membres du Bureau des conférenciers délégués par différentes agences, ce sont des expériences dont je me souviendrai toujours.   J'ai eu le privilège de travailler dans le secteur de la haute technologie, et un de mes comptes était celui de Nortel.   D'autres représentants que j'ai appris à connaître sont Zoye Coburn,  du Service de police régional d'Ottawa-Carleton, Joanne McHugh de la Banque Scotia et Ann LeBlanc, de  Développement des RH Canada.    

Je continue, chez Bell, à contribuer à notre campagne de dons des employés qui se déroule tout au long d'octobre.

En songeant à cette expérience, je vais toujours dire « merci » à Bell de m'avoir donné cette occasion de faire les rencontres que j'ai faites...  

BRUCE WOLFGRAM

Comme bien des gens, je contribuais financièrement depuis plusieurs années à Centraide/United Way en participant à notre campagne de charité en milieu de travail.  J'y contribuais parce que c'était la « bonne » chose à faire, mais je ne m'étais jamais demandé ce que Centraide/United Way faisait avec cet argent.   Puis, j'ai pris part à une tournée « Le voir, c'est le croire », qui nous a fait visiter en autobus trois ou quatre différentes agences locales financées, en tout ou en partie, par Centraide/United Way.  J'en suis resté estomaqué.  Je n'avais jamais réalisé la gamme des services offerts aux citoyens d'Ottawa.  Ce qui m'a encore plus surpris - j'étais plutôt naïf dans ce domaine - ce fut de constater à quel point ces services sont critiques ; dans plusieurs cas, les lits et les sièges de ces agences étaient remplis à craquer, et ce malgré l'appui de Centraide/United Way.  À partir de ce jour-là, faire un don à Centraide/United Way a cessé, à mes yeux et à ceux de ma famille, d'être une routine annuelle pour devenir une nécessité.   

JENNIFER BRUNET COLVEY

 J'ai grandi dans une communauté rurale, en banlieue de Montréal.  Nous habitions un nouveau développement, mais entouré de terres agricoles. 

Un jour m'a mère a été approchée par la Plume Rouge (la « Caisse de bienfaisance ») pour aller de porte en porte rencontrer tous les agriculteurs francophones.  Ma mère parlait français (beaucoup de gens le parlaient dans la région où nous habitions), et ils avaient vraiment besoin de quelqu'un pour effectuer cette besogne.  Elle a accepté.  J'avais autour de cinq ans.     

Comme nous n'avions pas d'automobile, il nous fallait visiter les fermes à pied.  Ces fermes étaient parsemées, et nous devions marcher de longues distances - parfois dans des conditions météo épouvantables (tout comme aujourd'hui, la campagne se déroulait en automne).   Je me souviens de la pluie, du froid.  Je me vois encore saisir la main de ma mère, lorsque nous partions le matin pour accomplir cet « important travail », et me demander si je serais en mesure de suivre son rythme (elle marchait très rapidement).  Je me souviens de cet imperméable en plastique transparent, muni sur le côté de fermetures en métal.  Je me souviens que je portais également de petites bottes de pluie (j'ai oublié leur couleur), et que je marchais aussi rapidement que mes petites jambes me le permettaient. 

Je me souviens de façon très claire à quel point les agriculteurs et leurs femmes étaient heureux de nous voir arriver à leur porte.  Ils nous invitaient toujours à entrer, souvent pour une tasse de thé ou de café (et du lait chaud pour moi qui, malheureusement, me portait parfois à m'endormir).   Dans une ferme, je me souviens m'être endormie dans une petite chaise berçante, près du foyer, bercée par la voix de ma mère qui causait avec le couple.  Je me souviens aussi, un peu plus tard, avoir du sortir dans le froid pour rendre visite à un autre couple. Ça, c'était moins formidable.   

Ce dont je me souviens le plus, ce sont des récits que ces agriculteurs et leurs femmes partageaient avec ma mère. Même très jeune, je réussissais à comprendre certaines des  choses dont ils discutaient : ils savaient par la pratique que la vie peut être très difficile, et que personne n'est vraiment protégé contre les dangers qui peuvent survenir soudainement.  Ils réalisaient pouvoir tout perdre en un instant.  D'une certaine façon, ils considéraient la Plume Rouge (la « Caisse de bienfaisance ») comme une police d'assurance contre les mauvais jours.  Il y contribuaient avec joie.  Mais surtout, ils étaient contents que quelqu'un ait pris le temps de venir les rencontrer.  Ils n'étaient pas seuls et oubliés.  Quelqu'un leur avait offert la possibilité de contribuer au bien commun et d'aider les gens les plus dans le besoin. 

GILLES CHASLES

Tout a commencé au cours d'un souper chez mon bon ami Barry Gauthier, à Manotick, en mars 1990. Après un succulent repas, Barry est allé chercher une pile d'imprimés d'ordinateur et s'est mis à me décrire l'univers merveilleux de Centraide/United Way. Barry était président de la division de la haute technologie de la campagne de 1990, et il était en mode de recrutement !   

Après une heure de discussion, je me suis enrôlé comme CC (chargé de comptes) dans la division de la haute technologie.  J'ai assisté à un atelier de formation des CC , puis je suis allé allègrement rencontrer une trentaine de chefs d'entreprises de notre communauté de la haute technologie.  Ce fut le début d'une carrière de huit ans à titre de bénévole pour Centraide/United Way. 

L'année suivante (1991), j'ai été promu président de section de la haute technologie. 

L'année d'après, j'ai grimpé d'un échelon pour devenir président de la division de la haute technologie, un poste que j'ai également occupé en 1993. 

En 1994, on m'a demandé de diriger une nouvelle session de formation des CC, un rôle que j'ai accepté avec plaisir. 

En 1995, j'ai été promu à la tête de la division des petites entreprises. 

Le président de 1996, Peter Cleveland, m'a choisi comme président suppléant de sa campagne, ce qui signifiait que l'année suivante, je deviendrais président général de la campagne. 

Ce fut une campagne assez mouvementée, remplie de défis et de changements au sommet : Claude Leost a pris sa retraite après plusieurs années à la présidence de Centraide/United Way, Colleen Ford est partie pour entreprendre une nouvelle carrière ailleurs et Johanne (Boland) Sévigny a également quitté pour des pâturages plus verdoyants. 

En novembre 1997, une grève générale à Postes Canada a pratiquement paralysé la réception de notre programme de publipostage direct, puis une grève des enseignants a touché la division de l'éducation.  Avant que surviennent ces contretemps, notre campagne était en bonne voie de battre des records, mais nous avons néanmoins réussi à surpasser la somme recueillie l'année précédente avec un total de 12,8 millions $. 

Quand je repense à ce fameux souper en compagnie de Barry Gauthier, je suis heureux que Barry ait pensé à me demander de l'aider au niveau de sa campagne.  Centraide/United Way a non seulement changé la vie de centaines de milliers d'habitants d'Ottawa, mais a également changé la mienne pour toujours, non pas à titre de récipiendaire mais à titre de membre plus actif et plus contributeur de notre communauté. 

Tout au long de ma campagne, je parlais constamment dans mes allocutions des adolescents et des enfants de notre communauté qui souffrent, des jeunes qui partent pour l'école le ventre vide, des enfants maltraités - ma campagne était entièrement consacrée aux jeunes et aux sans-abri.  

En 1996, j'ai passé un mois en France à la recherche d'un ami intime disparu (devenu itinérant) à cause d'une maladie mentale.  J'ai retrouvé cet ami, et j'ai pu le persuader de retourner chez lui et de poursuivre ses traitements.  Mais plusieurs membres de notre communauté n'ont pas cette chance.  Nous en voyons chaque jour, mais il y en a beaucoup d'autres que nous ne voyons pas parce que la maladie mentale (qui constitue de loin la cause la plus importante du sans-abrisme) est une maladie invisible. 

Les besoins des sans-abri m'ont énormément touché. À un point tel qu'en 1998, je suis devenu membre de la succursale d'Ottawa de la Croix-Rouge, et éventuellement président d'une campagne qui avait pour  titre « Campagne pour l'humanité ».  Notre mission était de nous assurer que les sans-abri disposaient d'au moins certaines des choses que nous tenons tous pour acquis : des bas propres, des sous-vêtements propres, de la crème à raser, du savon, ces genres de choses.  Ces articles étaient livrés par des groupes de bénévoles, dont je faisais partie. Je n'oublierai jamais les sourires et les remerciements.   

Je me souviendrai toujours d'un conférencier, qui m'avait accompagné dans un grande entreprise de haute technologie de Kanata à l'occasion du lancement de leur campagne de Centraide/United Way. Ce jeune homme de 29 ans avait été molesté sexuellement, au cours de son enfance et d'une grande partie de son adolescence, par son père et plusieurs oncles.  Comme il l'a révélé dans son allocution, « Je devais le dire à quelqu'un »  Il lui fallait raconter son histoire ; il ne pouvait plus la garder en dedans.  Son récit m'a fait monter des larmes aux yeux (comme à tout le monde dans l'auditoire).  Pendant qu'il parlait, on pouvait voir dans ses yeux la peur et la douleur ; son histoire était extrêmement poignante.  Un grand merci à vous, Centraide/United Way, ainsi qu'à vos agences et à leurs services.  Elles ont sauvé sa vie ; sans leur aide, ce jeune n'aurait jamais vécu jusqu'à 29 ans, car il avait souvent songé au suicide.  Aujourd'hui, c'est un homme marié et un heureux père.  

Il existe beaucoup, beaucoup d'autres histoires comme la sienne, et elles se déroulent ici, dans notre communauté.  Ces gens ont besoin de notre aide, de notre compassion et de notre temps.

Centraide/United Way est de loin le meilleur endroit où investir notre temps, notre argent et notre compassion à l'endroit de notre communauté. 

Merci à tous les bénévoles qui ont faite de notre Centraide/United Way l'organisme qu'il est aujourd'hui. 

Joyeux 75e anniversaire, Centraide/United Way.

Gilles Chasles,
Président général de la campagne de 1997
Centraide/United Way Ottawa

PAIGE DILLABOUGH

Je m'appelle Paige Dillabough et j'ai 13 ans.  À huit ans, les médecins m'ont trouvé une tumeur cérébrale cancéreuse, et j'ai du subir pendant deux ans des traitements de radiation et de chimiothérapie. Ma tumeur et les traitements ont entraîné certaines complications physiques et médicales, qui ont nui à ma capacité de marcher et  à mon mode de vie.    J'ai beaucoup appris pendant mon séjour de six mois à l'hôpital. J'ai réalisé à quel point les infirmières, les médecins, les travailleurs sociaux, les thérapeutes et tous les employés de l'hôpital font une différence dans la vie des enfants hospitalisés.

Lorsque j'ai pu passer une première fin de semaine à la maison, ma première idée a été d'organiser chez moi une « divertifoire » et d'en remettre tous les profits aux infirmières.   Ça a été mon premier projet de levée de fonds.  Au cours des cinq dernières années, j'ai organisé  des ventes de pâtisseries maison, plusieurs ventes d'objets d'artisanat et aidé à des tournois de golf ainsi qu'à différents événements locaux, pour recueillir des fonds au profit de CHEO,  Candlelighters et la Childhood Cancer Foundation.   

Au cours de mes projets de levées de fonds, je me suis impliquée au niveau d'un organisme de bienfaisance international appelé Kids with a Cause.  Dans cette organisation, des enfants aident d'autres enfants. Je voulais réellement lancer mon propre projet Kids with a Cause pour aider les enfants de ma région.  Lorsque j'ai vu une émission de télévision au sujet d'enfants qui n'ont pas de famille, ou dont la famille a des difficultés, et qui pour cette raison ne connaissent pas de véritable Noël, j'ai voulu les aider.  Je désirais faire partager l'esprit de Noël au plus grand nombre possible de ces enfants et, pour cette raison, j'ai lancé mon projet de Noël Kids with a Cause CLAUSE (N.d.T. : jeu de mots à la fois sur l'expression Cause et le nom anglais du Père Noël, Santa CLAUS).   J'ai demandé à des amis et à des élèves de mon école de décorer des bas de Noël et de les remplir de jouets et d'autres articles que l'on retrouve généralement dans ces bas.  M. Sal Iacono, de Bell Canada, a communiqué avec un représentant de Centraide/United Way et nous avons pris des dispositions pour que les bas de Noël soit livrés à des garçons et des filles de la région qui ont besoin d'un petit remonte-moral à Noël. Ces deux dernières années, mon projet de Noël a fait parvenir plus de 220 bas de Noël à des garçons et des filles de notre région.  Ce projet me remplit de l'esprit de partage de Noël, et aide à mettre tout le monde dans l'ambiance.  On se sent bien à aider les autres !  Je désire remercier M. Sal Iacono, de Bell Canada, pour avoir appuyé et fait connaître mon projet  Kids with a Cause CLAUSE.  Je désire également remercier Centraide/United Way, qui s'est occupé des enfants et de leurs familles, et qui a veillé à ce que mes « surprises de Noël » parviennent à bon port.   J'adore travailler à ce projet ! Ça fait vraiment du bien d'aider les autres. 

« Chérissez les jours passés, rêvez de vos lendemain, mais vivez votre présent! » 

MERIEL BRADFORD

Je réalise l'importance de Centraide/United Way depuis l'époque où mon père était président de la Fondation de la Caisse de bienfaisance dans les années 1950.  

J'ai été enchantée d'être invitée au Cabinet de campagne et d'endosser pendant un certain nombre d'années la responsabilité du programme des représentants délégués.  En plus de rencontrer des employés et des bénévoles de haute gamme, dans la communauté, ma participation m'a permis de mieux discerner les changements qui surviennent au niveau des besoins d'Ottawa, et le rôle positif que peut jouer Centraide/United Way à ce niveau.    

J'ai également bien aimé présenter la candidature de plusieurs chefs de file de notre communauté, et les surprendre en leur remettant leurs prix !  

BONNIE MORRIS

J'ai travaillé chez Centraide/United Way de 1973 à 1988.

Tout a débuté lorsque j'ai répondu à une annonce de journal pour un poste administratif.  Je désirais travailler au centre-ville et cet emploi me semblait constituer une bonne occasion de le faire.  Qui aurait pu imaginer la suite ? 

C'était un tout nouveau monde pour moi (travailler chez Centraide/United Way) - impressionnant dès le tout début.   Dès le premier jour, j'ai travaillé avec des chefs de file de la communauté. E.W.I. Keenleyside était alors président du Conseil d'administration et J.J. Harrington était directeur général.  Norman Smith, de l'ancien quotidien Ottawa Journal, était membre du Conseil, de même que des gens tels que le colonel Lucien Lalonde, qui a joué un rôle important dans la construction du CNA.  Ce fut pour moi une expérience d'apprentissage, à la fois au niveau personnel et professionnel.   J'ai noué des liens avec un grand nombre d'employés et de chefs de file communautaires formidables, et plusieurs sont depuis demeurés mes amis.  Ensemble, nous avons fait une différence en recueillant de l'argent et en aidant les gens.  

J'en conserve énormément de souvenirs.  Comment décrire 15 années passées en compagnie de personnes très spéciales ? En 1974, j'ai été promue directrice adjointe de campagne, et j'ai travaillé en compagnie du directeur de la campagne, le contre-amiral R.W. (Bob) Murdoch, et avec Bette Murray, directrice de la Division communautaire. 

Puis, en 1976, j'ai été nommée directrice de campagne, une occasion qui m'a été données par Alistair Gamble, le directeur général de l'époque.  J'avais alors 28 ans.  Il m'a permis de rechercher les meilleures approches d'autres United Appeals (N.d.T : un autre ancien nom de Centraide/United Way) et de les mettre en pratique ici.  Cette année-là, mon président de campagne était John Richard, alors membre du cabinet Gowling and Henderson.

En 1979, nous avons connu notre première analyse sur place de la campagne, réalisée par Bob Myers, alors président de United Way of Canada.  Ce fut une expérience mémorable, à cause de ce que nous avons appris et de l'impact incroyable des résultats de la campagne.  Sous le leadership de Ross Cruikshank, de Bell Canada, qui était président de la campagne, nous avons progressé cette année-là de 19,7 %.  

Le moment le plus mémorable pour moi s'est produit en 1984.  Bill Zimmerman était alors directeur général, et nous avons atteint notre objectif à temps et surpris notre président de campagne, Louis Blais de Gulf Canada, en dépassant de cent mille dollars notre objectif le jour même de la clôture.  J'ai conservé les photos de première page de l'air surpris de Louis lorsque nous avons annoncé les résultats.  Nous avions souvent atteint notre objectif, mais presque jamais le jour de la clôture officielle de la campagne. 

D'autres leaders bénévoles spéciaux avec qui j'ai eu le plaisir de travailler comprennent les présidents de campagne Pierre Maurer, David Loeb, Claudette Nadeau, Frank Warnock, John Scott, Doug Cameron, John Farrell, Ian Warrack et Marc Jolicoeur - et chacun avait ses propres bénévoles au sein du Cabinet pour que les choses bougent. 

J'aimerais bien énumérer les membres du personnel en compagnie de qui j'ai travaillé, mais je sais que j'en omettrais des importants.  Centraide/United Way a permis la croissance de talents formidables - au niveau de son personnel comme de ses bénévoles, en j'entretiens toujours une relation spéciale avec plusieurs d'entre eux.  Je chéris le souvenir du temps que nous avons passé ensemble à travailler, à nous amuser, à rire et à réaliser des choses.   

J'ai grandi au sein de Centraide/United Way ; c'est ce qui a défini toute ma carrière. 
Cela m'a permis de devenir membre de la communauté tout entière.  J'ai eu l'occasion de travailler avec United Way of Canada - Centraide Canada, pour réaliser des analyses sur le terrain dans d'autres villes, concevoir et enseigner des cours de levées de fonds au niveau national, et aider à coordonner la tenue et à faire des exposés lors de conférences nationales et d'ateliers à l'intention des responsables de campagnes.  J'ai poursuivi ma carrière en étant pendant 15 ans vice-rectrice adjointe des anciens et du développement de l'Université d'Ottawa.   Je suis maintenant de retour chez Centraide, à titre de vice-présidente du développement des ressources de United Way of Canada - Centraide Canada.

Merci, Centraide/United Way Ottawa !

Joyeux 75e !

MARC D'AOUST

Quand on m'a demandé de faire un don, au cours de ma première campagne auprès des employés de Centraide/United Way en 2000, je n'étais pas certain du montant du don que j'allais faire.  Même si j'avais auparavant contribué à des causes moins importantes, je n'avais jamais donné à Centraide/United Way.   Je songeais à donner 20 $, ou peut-être à faire preuve de générosité et de contribuer 100 $.  J'en étais là dans ma réflexion.  Puis, mon patron a demandé à une femme (qui travaillait à l'époque pour Centraide/United Way et faisait partie de leur Bureau des conférenciers) de venir nous faire un exposé pour expliquer pourquoi elle était donatrice chef de file. 

Cette femme nous a expliqué qu'elle avait assisté à une présentation sur ce sujet, et entendu le témoignage d'une autre personne à cet égard.  Elle a été tellement touchée par le récit de l'orateur qu'elle a décidé de faire un don plus important et de devenir, elle aussi, une donatrice chef de file.  Néanmoins, comme elle était mère seule, elle n'avait pas beaucoup d'argent.  Elle a donc décidé de demander la permission à ses enfants, parce qu'en devenant chef de file, elle n'aurait plus autant d'argent pour leur acheter des jouets et des gâteries.  Elle leur a expliqué que c'était pour aider d'autres enfants qui n'ont pas de jouets, d'autres qui n'ont pas de foyer, et d'autres qui sont maltraités.  Ses enfants lui ont répondu qu'ils étaient d'accord pour qu'elle devienne chef de file, parce qu'eux aussi désiraient aider les autres.  Et c'est ainsi qu'elle est devenue donatrice chef de file.  

Après avoir entendu son témoignage, j'ai commencé à réfléchir à ma propre vie et à la façon dont je dépensais mon argent.  À l'époque, je fumais chaque jour un paquet et demi de cigarettes, je buvais 14 cafés, et je fréquentais les bars de temps à autre les fins de semaines, consacrant une petite fortune en droits d'entrée et en consommations.   Je commandais plusieurs articles que je voyait à la télévision, et que je n'utilisais presque jamais ; je lunchais chaque jour au restaurant et je commandais de la pizza pour souper à tous les deux jours.   QUEL ÉNORME GASPILLAGE D'ARGENT ! De plus, j'avais  également une maison complètement meublée, une automobile, un emploi, un chien, une épouse, une famille affectueuse, plusieurs bons amis et une excellente santé.  Bien  des membres de ma communauté de bénéficiaient pas de tels trésors.  

Pour devenir un chef de file, il suffit d'investir 2,74 $ par jour.  C'était le prix de deux cafés de moins chaque jour, d'un demi paquet de cigarettes de moins (en 2000), d'une virée de moins dans les bars de temps à autre ou simplement de moins boire, de préparer mon lunch plutôt que de manger à l'extérieur, ou de préparer un repas plutôt que de commander de la pizza tout le temps. UNE SEULE de ces mesures pourrait me permettre de donner 2,74 $ par jour et d'aider quelqu'un de moins fortuné que moi.  J'ai décidé de devenir un chef de file, et je l'ai toujours été depuis. 

Tout le monde ne peut pas se permettre d'être un chef de file, mais si vous réfléchissez à la façon dont vous dépensez votre argent chaque année, vous réaliserez peut-être qu'il vous arrive parfois de gaspiller.  Cet argent pourrait faire toute la différence au monde dans la vie de quelqu'un. Alors, donnez généreusement. Aidez les autres dans le besoin.  

LOUIS DE MELO

Je suis arrivé à Centraide Ottawa/United Way par accident en 1995 comme représentant délégué.  En effet, une note de service circulait dans mon ministère offrant la possibilité aux intéressés de soumettre leur candidature pour cette affectation.  J'ai demandé à avoir plus d'information à ce sujet.  A ma grande surprise (et celle de mon SMA), j'ai reçu la confirmation de ma nomination pour ce rôle. Avant d'accepter  formellement, j'ai rencontré la directrice de campagne de l'époque, madame Colleen Ford pour en connaître advantage.  J'ai été convaincu immédiatement par le programme et la mission de Centraide/United Way.  Une fois dans le programme, j'ai adoré chaque minute et j'aimerais rappeler à tous et toutes que la division de l'éducation à laquelle je participais a atteint pour la première fois son objectif (si ma mémoire est bonne) avant la fin de la campagne.

La campagne de 1995 fut une expérience mémorable - je n'ai jamais mangé tant de chien-chauds et de hamburgers - ma taille en souffre encore.

Une fois la campagne terminée, j'ai retourné à mon lieu de travail mais quelque chose de significatif avait changé - ma perception des gens et des réalités autour de nous.  J'avais réalisé durant mon passage à Centraide/United Way que nous avons plus de pouvoir, plus d'impact que nous le croyons.  Nous pouvons réellement faire une différence si nous le voulons bien.

En 2006, j'ai reçu un autre appel de Centraide/United Way m'invitant à venir travailler à la campagne pour une période de 6 mois en remplacement d'un congé de maternité.  Je crois avoir été remarqué lorsque notre division de l'éducation avait atteint l'objectif avant le touché de la campagne (c'est comme cela qu'on appelait la fin de la campagne avant de devenir trop sophistiqué).  La demande était simple: arrête tout ce que tu fais et viens travailler pour nous pour 6 mois!  A ce moment, je songeais déjà à quitter le gouvernement et à me lancer dans le secteur de la haute-technologie.  Alors, je me suis dit: pourquoi pas? C'est seulement pour 6 mois!

Et bien, six mois sont devenus six années merveilleuses remplies de gens extraordinaires!!!  Encore aujourd'hui, je rencontre régulièrement d'anciens employés, des collègues et des bénévoles de mes années à Centraide/United Way.  C'est évident que j'ai retiré beaucoup de satisfaction d'avoir mené la campagne de 1998 à 2001 et d'avoir permis le lancement de la campagne fédérale sous la tutelle de Centraide/United Way avec toutes les péripéties et défis engendrés.  Je me souviens encore des disputes quant à la page couverture des facsimilés ou encore de l'emblème des drapeaux.   Est-ce Centraide, non Centraide Outaouais, non Partenairesanté . Puis-je envoyer le foutu facsimilé?

Mes meilleurs souvenirs sont surtout les gens merveilleux sans oublier le 20 millions de dollars amassés en 2001 et la croissance annuelle de plus de 10% durant mon leadership de la campagne - mais je ne crois pas qu'il est permis de me vanter dans ce texte.  Donc, je n'en dis pas plus.

Mes pires souvenirs: il n'y en a que deux: les rencontres hebdomadaires de la direction et le processus budgétaire.  Les rencontres de la direction, quoiques longues et ardues, m'ont très bien préparé à mon premier grand défi à Ashbury: l'enlèvement de mes quatre dents de sagesse de façon simultanée!  Le processus budgétaire: je ne comprends toujours pas pourquoi tous mes collègues n'ont pas adopté la stratégie des trois horizons: simple, efficace et logique - du moins pour moi.  D'un ton plus sérieux, force est d'admettre que ces rencontres permettaient à un groupe de gens talentueux et engagés au bien de la cause et de leur communauté de débattre d'idées, de projets et de bâtir des relations, le tout sous le regard et le style combattif de Michael Allen.  J'ai d'ailleurs appris beaucoup de ce groupe et de Michael en particulier.  Je me trouve à l'occasion à repenser à ces beaux jours à Centraide/United Way!

Merci pour l'opportunité de vous faire parvenir ces quelques lignes.  Joyeux 75ième  anniversaire. Louis de Melo

LISETTE BOURDEAU

Je repense avec tendresse à l’époque de mon bénévolat pour Centraide/United Way.  Après avoir quitté ma profession pour prendre ma retraite,  j’ai commencé à grimper les échelons du bénévolat, et j’ai pu ainsi au cours des années aider dans plusieurs domaines différents.  J’ai travaillé à recueillir des fonds de porte en porte dans mon quartier actuel (Manor Park) ainsi que dans l’Est et dans le Sud d’Ottawa ; éventuellement, je suis devenue une des présidentes de campagnes et j’ai recruté d’autres personnes pour m’aider à recueillir des fonds.   

J’ai trouvé toutes ces expériences très agréables et elles m’ont ouvert les yeux et l’esprit au niveau de bien des choses formidables.  Elles m’ont vraiment montré tout le travail que réalise Centraide/United Way dans la communauté ; c’est quelque chose que l’on ne remarque pas toujours à moins de se mêler à la communauté et de parler aux gens.   Je crois que c’est probablement ça qui s’est avéré pour moi le plus important et le plus mémorable.  Nous donnons parfois de l’argent en nous demandant à quoi il va servir et s’il sera consacré aux gens qui en ont vraiment besoin.  Lorsque vous faites du bénévolat, vous réalisez qu’il y a également des centaines d’autres bénévoles, et vous réalisez alors que l’argent recueilli ne sert pas seulement à payer des salaires et des frais d’administration.  Tout l’argent recueilli est vraiment redirigé dans notre propre  communauté.      

Depuis cette expérience, je me suis toujours efforcée de donner le plus possible à Centraide/United Way, parce que j’ai confiance dans le travail que réalise cet organisme et je sais où va mon argent.  Ce fut un travail vraiment très intéressant ; je l’ai adoré et j’ai vraiment ressenti l’impression d’accomplir quelque chose en m’impliquant de la façon dont je l’ai été (recueillir des fonds et éventuellement devenir présidente de campagne).   

LOIS ALLEN

Je me suis jointe au personnel de campagne de Centraide/United Way en 1983 ; notre objectif était alors d’approximativement 6,3 millions $.  Comme nous n’avions pas d’ordinateur, on additionnait à la main les résultats des campagnes en milieu de travail et de poste directe.  Tous les renseignements relatifs aux donateurs étaient inscrits sur des fiches ; nous les faisions parvenir à une entreprise qui nous retournait la liste de nos donateurs sur de grandes feuilles imprimées par une imprimante matricielle.  Une couple d’années plus tard, nous avons acheté un ordinateur autonome, que nous devions nous partager, et notre premier système de gestion de campagne venait de voir le jour.  Comme les choses ont changé depuis !  Mes enfants ont grandi chez Centraide/United Way ; ils ont aidé à dresser des tables au Centre civique, aux petites heures du matin,  pour le déjeuner d’oufs et de bacon que servait Dave Smith ; ils ont rempli des enveloppe et les ont triées par code postal pour nos campagnes de poste directe ; ils ont assisté à notre rapport hebdomadaire de fins de semaines au Y ; et ont évidemment aidé à fêter nos réussites !  Centraide/United Way m’a donné la merveilleuse occasion de grandir, au niveau professionnel tout comme personnel, au cours de mes 17 années à son service.  J’ai tout d’abord travaillé aux campagnes, puis aux finances, aux opérations et quelques années plus tard au bureau national, avant de devenir ce que je suis aujourd’hui, directrice d’une agence membre.  Tous ceux qui sont affiliés à Centraide/United Way en bénéficient.  Centraide/United Way a connu une très grande croissance, au fil des ans, au niveau de l’infrastructure, de la technologie des affaires, des techniques de levées de fonds et  des initiatives de développement communautaire.  Néanmoins, ses valeurs demeurent les mêmes: une communauté qui travaille ensemble pour aider à conserver notre communauté robuste.  Centraide/United Way se fie sur des bénévoles, des donateurs, des représentants délégués, des entreprises et des organisations pour l’aider à recueillir les fonds nécessaires au financement de services humains et sociaux essentiels.  Et la communauté se fie depuis 75 ans sur Centraide/United Way, ce qui est tout un jalon.  Je suis heureuse d’avoir fait partie de son histoire, et je compte bien faire partie de son avenir.  

LOUIS BLAIS

La campagne de 1984 nous a fait vivre toute une gamme de haut et de bas au niveau des émotions.  Quelques mois après sa nomination, notre président est mort subitement, infligeant tout un coup au cabinet partiellement formé.  J’ai été nommé pour prendre sa succession.  Nous avons réussi à «aligner tous nos canards» et le lancement a eu lieu au cours d’une partie des Rough Rider où, à titre de président de Centraide/United Way, j’ai cérémonieusement donné le botté d’envoi pour me retrouver aussitôt sur le derrière !  En fait, j’ai été le seul membre du cabinet à faillir à mon devoir, puisqu’à l’arrivée, nous avons non seulement dépassé notre objectif, mais nous l’avons fait à temps, ce qui ne s’était pas produit depuis plusieurs années.   Ce fut le point culminant de notre campagne, et ce fut tout au crédit de notre formidable équipe de bénévoles, de membres du Cabinet et d’employés de Centraide/United Way.   

BILL McCLOSKEY

Assez curieusement, ma collaboration avec Centraide/United Way a débuté à cause  des mauvaises relations qu’entretenait Centraide/United Way avec les agences qu’il subventionnait.  À la fin des années 1970, les relations entre Centraide/United Way et les agences qui dépendent de son appui s’étaient détériorées pour un certains nombre de raisons.   J’étais à l’époque président du Conseil de Catholic Family Services, une agence de counselling familial subventionnée par Centraide/United Way.  À cause des inquiétudes qu’entretenaient certaines agences à l’endroit de Centraide/United Way, un groupe ad hoc d’agences membres de Centraide/United Way a été formé afin de mieux faire entendre la voix des agences au sein de Centraide/United Way.  Je suis éventuellement devenu président de ce groupe et, dans l’espoir d’améliorer nos relations, Centraide/United Way m’a demandé de siéger à son Conseil d’administration.  Lorsque mon mandat à la présidence de l’association s’est terminée, on m’a prié de demeurer membre du Conseil d’administration, dont j’ai éventuellement été le président en 1984-85. 

L’événement le plus mémorable survenu pendant ma présidence fut la réception d’une demande de subvention de la part de Planned Parenthood of Ottawa. Pour mettre les choses dans leur contexte, la question de subventionner Planned Parenthood avait divisé les Centraide de Toronto, d’Edmonton, et de plusieurs autre villes du Canada et des États-Unis.  Ici, à Ottawa, les organisations de bienfaisance reliées à l’Église catholique se sont retirées de Centraide/United Way pour créer une organisation distincte et rivale, afin de protester contre le financement de ce qu’elles qualifiaient de «counselling pour avorter».  Notre Conseil a réalisé qu’à moins de régler la question avec énormément de doigté, Centraide/United Way risquait de subir un impact négatif important. Nous étions déterminés à étudier la question objectivement et à son propre mérite, tout en nous efforçant d’empêcher l’éclatement de la famille des agences de Centraide/United Way.   

En travaillant de près avec l’organisation nationale, Centraide Canada, nous avons entamé des discussions avec les Centraide de plusieurs villes ayant reçu des demandes de subventions de la part de Planned Parenthood, afin de leur demander ce qu’ils feraient  différemment s’ils avaient l’occasion de recommencer.  Les avis reçus se sont avérés extrêmement utiles pour nous aider à tracer le chemin à suivre.  En même temps, nous avons entamé des discussions avec l’Archidiocèse catholique romain d’Ottawa, et même rencontré plusieurs fois l’évêque,  afin de veiller à ce que toutes les parties intéressées à la question soient au courant de ce qui se passait, ainsi que des critères utilisés par Centraide/United Way Ottawa, dans le but d’éviter toute «surprise» à qui que ce soit. Cette approche nous a aidé à étudier la demande de façon impartiale en évitant les confrontations.  De plus, nous avons eu la chance que tout le monde reconnaisse le rôle important que jouait Centraide/United Way dans la communauté, et tous souhaitaient préférablement que la question soit résolue calmement et pour le plus grand bien d’Ottawa.  Au terme de longues discussions, Centraide/United Way a pris la décision d’accorder un subvention aux programmes d’éducation de Planned Parenthood (plutôt qu’à leurs programmes de counselling), une décision que l’Archidiocèse catholique a été en mesure d’accepter.  Le Conseil a été très fier (et soulagé) du fait que, grâce à une gestion prudente, nous avons réussi à résoudre une question qui avait fait un tort sérieux à d’autres Centraide d’Amérique du Nord. 

Au niveau personnel, l’aspect le plus valorisant de ma participation au Conseil d’administration de Centraide/United Way a été la chance de travailler avec des gens incroyablement talentueux et diversifiés, venus de tous les coins de la communauté.  Je chéris encore cette expérience 25 ans plus tard.   

SOLLY PATRONTASCH

J’ai pour la première fois été associé à Centraide/United Way à l’occasion de la campagne de 1995. 

À cette époque, j’étais un responsable de compte qui ne s’approchait pas très souvent de la table du Cabinet de campagne.  Cependant à l’occasion, lorsque mon chef de division ne pouvait pas participer à une réunion du Cabinet, il me priait de le remplacer, et c’est ainsi que j’ai pénétré pour la première fois dans le sanctuaire de Centraide/United Way.  J’ai alors découvert un groupe intelligent et compatissant, guidé par le personnel professionnel de l’organisation mais intégré à des bénévoles, d’une façon efficace et positive comme je ne l’aurais pas cru possible.   L’ambiance positive qui émanait de cette formule et de ce groupe m’attirait, et me faisait désirer ardemment d’en faire partie.

Deux ou trois années après cette expérience, des changements importants ont été apportés au niveau de la direction de Centraide/United Way.  Ces départs m’ont inquiété ; je me demandais comment la magie de cette organisation pourrait survivre, et comment les membres de notre communauté dans le besoin pourraient continuer à être servis après de tels bouleversements dans l’organisation.  Cependant, il est vite devenu évident que ces changements n’avaient pas mis Centraide/United Way en péril.  En fait, l’organisme continua de se développer sous la nouvelle équipe, et atteignit de nouveaux plateaux de réalisations que nous aurions difficilement cru possibles.  Au fil des ans, d’autres changements importants ont continué de se produire, et chaque fois je me suis demandé si la dernière vague de changement allait nuire à Centraide/United Way. Mais ça n’a jamais été le cas.  L’ambiance et la philosophie de compassion communautaire  s’est toujours maintenue, et a toujours continué de favoriser les niveaux d’excellence les plus élevés.   

Force m’est de conclure qu’il y a ici une sorte de «main invisible» au travail.  Pendant mes 13 années d’observation, des gens sont venus et repartis de Centraide/United Way (employés professionnels aussi bien que bénévoles).  Durant cette période, l’organisme a également déménagé trois fois. Néanmoins, il existe un principe d’intendance, de leadership et d’engagement qui ne se perd jamais, sans égard à la transition. C’est comme si les locaux de Centraide/United Way constituaient, pour tous ceux qui travaillent entre ses murs, un cadre et un contexte pour sortir dans la communauté et, surtout et avant tout, aider les gens dans le besoin.    Chez Centraide/United Way, les bonnes personnes ont toujours l’air de faire les bonnes choses, que ce soit de recueillir 10 millions $ au cours de la campagne de 1995, ou 29,8 millions $ en 2007. 

Centraide/United Way est un endroit magique.  Longue vie à cette magie.

MARGARET (MAGGIE) FIETZ 

Lorsque je sui retournée à Ottawa en 1968, jeune travailleuse sociale mariée avec une fille, j’ai commencé à travailler à Services à la famille Ottawa.   Ce fut le début de ma longue association avec Centraide/United Way Ottawa.  Pendant 30 ans, j’ai travaillé pour trois agences de Centraide/United Way (Services à la famille Ottawa, Conseil de planification sociale à titre d’étudiante, et Visiting Homemakers Association of Ottawa) et j’ai participé à plusieurs comités, réunions et activités de campagne.   

Tout au long de cette longue association, j’ai toujours été impressionnée par la capacité du personnel de Centraide/United Way d’attirer et de garder le nombre énorme de bénévoles nécessaire à son succès.   Il arrivait parfois qu’une campagne n’atteigne pas son objectif, et cela créait des difficultés pour les agences qui ne parvenaient déjà pas à servir tous ceux qui en avaient besoin.  Comme travailleuse sociale de première ligne, superviseure et finalement directrice générale, je réalisais de première main l’impact positif qu’exercent au niveau de la population d’Ottawa les services offerts par les agences.    

Au cours des réunions hebdomadaires des bénévoles de campagne, des femmes du Programme de survie à l’inceste de Services aux familles Ottawa ont bravement «raconté leurs histoires».  Le récit émouvant de l’aide qu’elles ont reçu une fois adultes, ayant leurs propres enfants, a vraiment motivé toutes les personnes présentes à continuer de lever des fonds.  Plusieurs de ces femmes n’auraient pas été en mesure de prendre part à ce programme efficace sans l’aide financière de Centraide/United Way. 

À cette époque, les membres des agences de Centraide/United Way s’amusaient eux aussi à l’occasion des événements de campagne.  Un septembre, à l’occasion d’un rallye de bicyclettes, les agences de Centraide/United Way avaient dressé des kiosques et offraient aux enfants des activités amusantes afin de promouvoir la Campagne de Centraide/United Way. En cette belle journée ensoleillée, on pouvait voir au bord de la route des tables aux couleurs vives, des ballons, des drapeaux, ainsi que des employés et des bénévoles, dans leurs teeshirts de Centraide/United Way !   

Mais pardessus tout, je conserve d’excellents souvenirs des gens avec qui j’ai travaillé - bénévoles au sein des comités, personnel de première ligne, directeurs généraux, personnel administratif, directeurs de campagnes, bénévoles au sein des conseils et autres.   Centraide/United Way était alors, est encore, et devra toujours graviter autour des gens: des gens qui aident d’autres personnes !

LA FAMILLE CASTLEDINE 

ALLAN CASTLEDINE 

Je crois que c’est en 1948 que j’ai pour la première fois participé à Centraide/United Way Ottawa.  J’avais sollicité des fonds pour la Caisse de bienfaisance sur la rue Bank.  Et depuis, même si je n’ai plus sollicité de fonds, j’ai toujours contribué.  Quant à la raison pour laquelle j’ai choisi d’appuyer Centraide/United Way Ottawa, c’est parce que l’organisme ouvre dans un grand nombre de domaines - un don couvre beaucoup de terrain - plutôt que de contribuer à une seule chose et de négliger toutes les autres. 

MICHAEL CASTLEDINE

Mon travail avec Centraide/United Way a probablement débuté en 1972.  Cette organisation a toujours fait partie de l’entreprise où je travaille. J’ai toujours été un contributeur plutôt qu’un solliciteur, mais nous faisons une priorité, dans notre succursale, de laisser savoir à tout le monde qu’il est selon nous important d’appuyer cette campagne.  Je me souviens aussi que mon père contribuait à la campagne de la Plume rouge, quand j’étais petit, parce que j’ai conservé une petite plume rouge en métal qu’il m’avait donnée à cette époque.    

Nous avons été très chanceux à Ottawa. chanceux de grandir à Ottawa.  Et c’est une excellente façon de rendre à la communauté.  C’est un pivot de notre communauté. Nous vivons ici, nous élevons nos familles ici, alors il me semble important de nous impliquer dans la communauté. Et Centraide/United Way fait le travail.  Je sais, par exemple, que Centraide/United Way appuie le YMCA.  J’ai brièvement été impliqué avec cet organisme, et j’ai pu réaliser tout l’excellent travail qu’il accomplit.  Après mon passage au «Y», j’ai augmenté mon don à Centraide/United Way. 

Traditionnellement, une grande partie de mon appui au fil des ans a toujours été au niveau des enfants. Mais aujourd’hui, j’en apprends plus au sujet des problèmes des gens qui vieillissent, et c’est tout aussi terrifiant. Alors ma réflexion et mes cibles changent un peu, parce que je m’approche de plus en plus vers la fin du cycle. C’est un très bonne chose que Centraide/United Way puisse servir ces deux groupes, et plusieurs autres aussi.   

ERIC CASTLEDINE

Depuis que j’ai commencé à travailler en 1985, nous avons toujours eu une campagne au bureau et j’y ai contribué à chaque année.  Je crois que c’est important.  Je trouve que beaucoup d’organismes de charité «demandent, demandent, demandent», mais on n’a aucune idée de ce qu’ils font.  Au moins, dans le cas de Centraide/United Way, j’ai vu ce qu’ils font: j’ai lu des preuves d’utilisation de l’argent et des impacts tangibles qui en découlent.  Pour ce qui est de la durée de mes souvenirs au niveau de Centraide/United Way, ils remontent aussi loin qu’à la Plume rouge.  Je me souviens qu’à l’école publique, il y avait toujours une campagne de Centraide/United Way, et en prime on recevait un autocollant avec le logo.  Je ne me souviens pas de ce qu’on devait donner, mas c’était ça l’incitatif.  Je pense que j’étais en deuxième année, ou à peu près. Donc, ma participation et mes souvenirs remontent à ma petite enfance. 

GARY ARMSTRONG

J’ai commencé à m’impliquer avec Centraide/United Way en 1983, alors que je travaillais avec la Région d’Ottawa-Carleton.  J’étais responsable de la campagne dans un service régional.  Je remplaçais le président de la Division du gouvernement et des institutions, Doug Cameron. J’ai fait partie du Cabinet pendant quelques années avant de devenir président de campagne et, plus tard, président du Conseil.  Je crois pour ma part que le véritable avantage de la division G et I était la relation étroite que nous avions établie avec les différentes agences, puisqu’elles faisaient partie de la division.   

Voici quelques autres éléments intéressants dont je me souviens pendant mes années de campagne et au Conseil:

? reprise de la fonction de planification des mains du Conseil de planification sociale ;

? remise du Prix du président à Bill Zimmerman ;

? participation à l’embauche de Claude Leost comme directeur général ;

? finalisation de l’entente avec Partenairesanté et présidence de la première campagne avec eux ;   

? avoir du suivre Dave Smith à toutes les présentations à la fonction publique ;

? la création du Fonds du patrimoine ;

? rencontrer et travailler avec un groupe de personnes formidables: employés, bénévoles, donateurs, personnel des agences et clients. 

Un autre événement mémorable est rattaché aux jeudis pendant la campagne.  Le Cabinet se réunissait à midi chaque jeudi pour faire rapport, puis tenait une séance publique (au Y.M.C.A. à l’époque) à 17 heures pour annoncer le montant recueilli à date.  C’était une vraie compétition, entre les membres du Cabinet, pour voir qui avait réalisé les progrès les plus importants.  Des prix étaient remis aux individus les plus performants, identifiés par les présidents de division lorsqu’ils faisaient état de leurs progrès par rapport à la semaine précédente.   Finalement, le total était annoncé à la fin de chaque séance: c’était vraiment très amusant, et ça nous motivait à aller plus loin.  Nous avions moins de concurrence, dans les années 1980 et 1990, pour obtenir du temps d’antenne et, chaque jeudi soir, c’était souvent une course pour d’abord nous rendre à CJOH donner une entrevue à Max Keeping, puis courir jusqu’à la CBC pour figurer également à son bulletin de nouvelles. 

JEAN-PIERRE SOUBLIERE

Centraide/United Way fait partie de mon existence depuis approximativement 1975 ; j’étais alors fonctionnaire et on m’a recrutépour être  chargé de comptes.  Je ne me rappelle pas de tout mais, ce qui m’avait frappé même à l’époque, c’était la passion dont j’étais témoin chez ceux qui, de toute évidence, étaient des vétérans de cette cause.  En fait, même si je ne l’ai pas tout à fait réalisé à ce moment là, je venais «d’accrocher». 

Au cours des années, j’ai participé à titre officiel à chaque campagne, jusqu’à la fin de mon mandat il y a deux ou trois ans au sein du Conseil national.  Ma participation aura duré approximativement 35 ans. 

J’ai été chef de groupe au sein d’une entreprise, coordonnateur de la campagne des employés, chef de division, président de campagne, membre d’un cabinet local puis membre du  Conseil et, finalement, membre du Conseil national et simultanément président national.   

Aux yeux d’un non-initié, on pourrait croire que j’ai vraiment contribué.  Mais les familiers savent que j’ai bénéficié.  Les émotions ressenties en réalisant certains objectifs qui contribuent directement à aider des êtres humains sont difficiles à décrire, mais Centraide/United Way nous les offre de façon continue. 

Mon expérience la plus mémorable a eu lieu en 1981.  J’étais responsable de la campagne des employés de Systemhouse.  C’était une époque d’inflation élevée ; notre industrie était en très mauvaise posture et notre compagnie elle-même éprouvait d’importantes difficultés.  En fait, nous avions du faire face à des mises à pied. Néanmoins, nous avons fixé un objectif élevé et nous l’avons atteint.  Je me souviens avoir appris la bonne nouvelle alors que j’étais en affectation à Montréal.  Exalté et fier: voilà comment je me suis senti.  

Et jusqu’à présent, je continue à rappeler à tous ceux avec qui je discute de cet organisme de bienfaisance ce que serait notre communauté sans la présence de Centraide/United Way. 

JOE BONES

Je suis né en 1936 et je vis à Ottawa depuis 1939.

Pendant mon enfance, je me souviens que je fréquentais le Ottawa Boy’s Club, rues Laurier et Elgin, alors que son fondateur Fred McCann était toujours actif.  J’ai fréquenté le camp d’été du lac Mink, et je crois que les frais de participation étaient d’un dollar par jour.

Je contribue à Centraide/United Way depuis 53 années consécutives, depuis l’époque où l’organisation s’appelait Caisse de bienfaisance. 

Je suis devenu membre du Comité du budget au début des années 1960, et j’y suis demeuré jusqu’en 1974, occupant de 1969 à 1971 le poste de vice-président, et celui de président de 1972 à 1974.  J’ai été membre du Conseil d’administration et du Comité exécutif, je crois que c’était de  1972 à 1974.  Lorsque je suis arrivé, les bureaux étaient situés sur la rue Blackburn ou Laurier est, avant de déménager sur la rue Plymouth.J’ai été membre des  Leaders of the Way, même si je n’ai jamais été impliqué au niveau des campagnes. 

Mes premiers souvenirs sont qu’en dehors de l’époque des campagne, il y avait très peu d’employés: un directeur général, un agent de relations avec les agences (poste à temps partiel occupé par  Joe Poirier, qui était également un joueur des Ottawa Rough Riders), un directeur des relations communautaires, un comptable, un secrétaire/comptable, quatre employés de bureau, un opérateur d’équipement et un secrétaire aux relations avec les agences - au total 11 employés. 

À cette époque, les autres sages membres du Conseil d’administration étaient le colonel Lucien Lalonde, Rod Rooney, Lloyd Vineberg et Irv Keenleyside.

J’ai été membre du Comité de planification sociale en 1971 et en 1972, et on nous a alors demandé de «réaliser une étude et une évaluation des services fournis par les agences membres du  United Appeal et de recommander des priorités pour aider le comité du budget à décider des allocations».  Je crois qu’il s’agissait de la première étude de ce genre des 38 années d’histoire de la United Appeal

Faits saillants du rapport

1. Le comité a débattu de deux visions de la United Appeal, nommément celle d’une «assurance communautaire» et celle de  «services à l’endroit des défavorisés».   Le Comité a recommandé qu’étant donné ses ressources limitées, United Appeal ne pourrait pas de façon réaliste constituer une forme d’assurance communautaire, et qu’elle devrait concentrer ses efforts sur le financement de services pour les groupes ou personnes défavorisées. 

2. Le Comité a déterminé quatre critères  principaux :

(i) taux du gouvernement

(ii) service aux personnes défavorisées

(iii) prévention

(iv) autres, y compris:

? servir principalement les citoyens locaux

? posséder les moyens adéquats pour évaluer ses services

? disposer de personnel compétent ou adéquatement entrainé

? avoir recours à des méthodes budgétaire adéquates

? fournir des services de consultation et/ou de planification

? encourager la participation des citoyens

?  être de nature à court terme, démonstrative ou innovatrice

3. Le Comité a alloué une priorité spécifique à chacune des 41 catégories de services et aux 122 programmes d’agences de ces catégories.  Les classements ont été établis comme suit: 

? augmentation majeure

? augmentation normale

? pas de changement

? diminution

? cesser la subvention de United Appeal

? aucune subvention de United Appeal

4. Quelques recommandations spéciales de notre rapport:

(i) Étudier la possibilité d’amalgamer le niveau administratif de tous les services de réhabilitation

(ii) Que la Ville d’Ottawa subventionne les couts d’exploitation des piscines du Boy’s Club, du Patro et du  YMCA/YWCA

(iii) Commander une étude sur la façon la plus efficiente de répondre aux besoins en transport des personnes handicapées.

(iv) Commander une étude le la situation de la santé mentale à Ottawa-Carleton

(v) Que United Appeal mette de côté la somme annuelle de 50 000 $ (approximativement 2 % du total de campagne) pour des projets pilotes et pour explorer de nouvelles façons de mettre au point de nouvelles méthodes de prestation de services au sein de la communauté.

En 1972 et 1973, j’ai été membre d’un comité spécial de United Appeal chargé d’étudier le rapport ci-haut mentionné du Conseil de planification social sur les services et priorités, notamment de solliciter des commentaires de la part des agences, et de présenter des recommandations au Conseil d’administration. 

Voici les faits saillants de notre rapport:

1. Plusieurs agences avaient plusieurs préoccupations au niveau du rapport.

2. Le Comité a recommandé d’accepter la vision proposée dans l’article un du rapport (plus haut), mais s’est dit d’avis que «défavorisés» ne devrait pas s’appliquer surtout aux personnes défavorisées au niveau économique. 

3. Recommandé  que les critères de l’article deux (plus haut) soient remplacés par les suivants:

(i)  il faut tenir compte du niveau probable de financement de la part du gouvernement

(ii)  les personnes défavorisées peuvent l’être au niveau social, physique, émotionnel, mental ou financier

(iii) prévention, mais avec une cote plus basse s’il s’agit principalement d’un service de traitement

(iv) autre:

? l’étendue des services offerts aux consommateurs locaux

? moyens d’évaluation appropriés

? personnel adéquatement formé ou compétent

? étendue de la possibilité de définir clairement le programme

4. En plus des recommandations spéciales du rapport précédent, ce Comité a ajouté les recommandations suivantes: 

? que le Comité du budget poursuive son rôle actuel

   ? qu’il n’y ait jamais se cessation abrupte du financement, mais une diminution graduelle

? que de nouvelles priorités soient établies dès que possible

? que l’on poursuive les efforts en vue d’augmenter les subventions gouvernementales

? que United Appeal continue de poursuivre ses efforts en vue d’identifier de nouvelles sources de financement autres que celles découlant de la campagne annuelle.

Ces dernières années, ma contribution s’est exercée au niveau des Bons compagnons, qui constitue à mes yeux pour Centraide/United Way une excellente valeur par rapport aux montants investis, et dont profite les aînés au niveau d’un grand nombre de programmes. 

IAN HENDERSON

Je suis bénévole pour Centraide/United Way depuis plus de 20 ans.  Au cours des 17 dernières années, j'ai pris part au programme des représentants délégués, et j'ai animé au fil des ans de nombreux groupes de discussion sur plusieurs sujets.   Le moment probablement le plus touchant pour moi, au cours de ma collaboration avec Centraide/United Way, s'est produit après la mort de ma femme Suzanne. Je cherchais une façon spéciale de rendre hommage à la mémoire de Suzanne.  Pendant toute sa vie active, elle avait régulièrement donné à Centraide/United Way.  Le personnel de Centraide/United Way s'est avéré très coopératif et je n'oublierai jamais leur appui. Peu après en avoir discuté avec Jennifer Brunet-Colvey, Centraide/United Way m'a présenté l'idée de créer un fonds commémoratif à sa mémoire et, en à peine quelques semaines, ils avaient créé le Fonds commémoratif Suzanne Marineau.  En juin 2008, le fonds avait recueilli plus de 40 000 $, et il va continuer de grossir au fil des ans.  Ma participation à la cogestion de ce projet contribue à garder Suzanne bien présente dans ma mémoire.    

MARLENE LEONARD

J'ai commencé en 1991, comme membre de la commission de révision du Comité des allocations.  J'avais été interviewée par  Janet Whillans et une autre bénévole principale, dont le nom m'échappe.   Je me souviens pourtant qu'elle a tricoté pendant toute notre entrevue.  Environ un an plus tard, Janet m'a demandé de présider à la commission lorsqu'une vacance s'est présentée.  J'ai été de 1998 à 1999 présidente du Comité des allocations, mais j'ai du remettre ma démission lorsque les pressions du travail m'ont empêchées de continuer. 

Les années 1990 ont été l'occasion de changements majeurs au niveau du processus d'allocations, et au niveau des relations de longue date entre Centraide/United Way et plusieurs de ses agences membres.  À titre de bénévoles en matière d'allocations, nous avons participé à la mise en application des nouveaux niveaux d'imputabilité, dans le cadre du processus d'évaluation des programmes.  Ce fut une période très exigeante à la fois pour les bénévoles et pour les agences, alors que nous mettions en place le concept de désignations des donateurs, ainsi que des priorités stratégiques et de nouvelles initiatives. Au cours de cette même période, les agences ont également été touchées par les réductions de financement imposées par la « Révolution du bon sens » du gouvernement de l'Ontario.   Du côté de la campagne, la tendance à la réduction des effectifs du gouvernement fédéral menaçait toutes les campagnes en milieu de travail de la région de la capitale nationale.  L'écart entre les fonds provenant des campagnes annuelles et les besoins de la communauté ne cessait de s'élargir. 

Ce fut une époque difficile, et on ne s'amusait pas souvent.  Au cours de mes réunions avec Centraide/United Way, je me suis plus d'une fois trouvée aux prises avec les mêmes problèmes de ressources déficitaires et de changements au niveau de la gestion.  Néanmoins, j'ai toujours trouvé l'inspiration nécessaire pour continuer, grâce aux bénévoles et employés talentueux et engagés de Centraide/United Way.  Au cours des années, même si certains souvenirs spécifiques se sont estompés, j'ai toujours été reconnaissante d'avoir eu l'occasion de jouer un petit rôle au cours de cette époque déterminante de l'histoire de Centraide/United Way Ottawa.   

 

HARDIE RATH WILSON

Je me suis impliquée avec Centraide/United Way après qu'une amie de ma sour, qui était membre du groupe Action jeunesse (GAJ), m'ait dit que c'était réellement une bonne occasion.  À cette époque je n'en pensais pas grand-chose, mais à mesure que s'approchait la date d'échéance pour s'inscrire, elle ne cessait de me demander « Vas-tu t'inscrire ? Vas-tu t'inscrire ? » Elle voulait tellement que je m'inscrive qu'elle m'a en fait conduite aux entrevues.    

J'ai joué plusieurs rôles différents depuis mes débuts au sein du groupe Action jeunesse de Centraide/United Way.  Ma première année a été consacrée à apprendre et à regarder  depuis les coulisses.  Il m'arrivait de temps à autres de contribuer aux débats intenses qui avaient lieu dans la salle de conférence de Centraide/United Way.  Toutefois, lorsque je suis devenue coprésidente, mon rôle a énormément changé.  J'ai fait de mon mieux pour faire bouger les choses pendant les réunions, et je me suis efforcée de garder tout le monde axé vers les tâches à accomplir.   Faire partie du groupe m'a ouvert les yeux sur les besoins de notre ville, m'a permis de réaliser les besoins réels des habitants des différents quartiers.   Je crois que, même si donner constitue une énorme partie du mandat du groupe Action jeunesse, simplement écouter ce que les jeunes ont à dire au sujet de notre ville est la clé, non seulement du rôle d'Action jeunesse dans la communauté, mais de notre propre rôle. 

Starlight a probablement été l'un de mes souvenir les plus importants comme membre du GAJ.  Tous mes amis étaient là, et c'était formidable de voir un aussi grand nombre de jeunes prendre part à  cet évènement formidable.  Ce fut amusant, mais également informatif.   Je pense aussi que presque toutes nos réunions constituent d'excellentes expériences. Elles sont toujours différentes et intéressantes et, chaque fois que j'y prend part, j'apprends quelque chose que j'ignorais auparavant.  Ce sont des réunions de jeunes gens intelligents, branchés et pardessus tout actifs, qui sont tous des amis et qui cherchent tous à améliorer la communauté.  Et on y trouve toujours beaucoup à manger.  Quoi de mieux? 

NADIA PARVEZ

J'ai commencé à participer au groupe Action jeunesse (GAJ) après avoir entendu parler pour la première fois de la Journée d'entraide des jeunes.  J'étais bénévole pour un club d'aide aux devoirs (un projet subventionné par le GAJ de Centraide/United Way) et le coordonnateur m'a suggéré de prendre part à la Journée d'entraide des jeunes et aussi de tenter de devenir membre du GAJ. alors me voila! 

Pendant que j'ai été membre du GAJ, j'ai amélioré mes aptitudes en leadership et en communication après avoir animé et participé à plusieurs réunions et ateliers.  Mon rôle principal, en tant que membre du groupe Action jeunesse, est d'être active au sein de la communauté et de rechercher les individus qui s'efforcent de faire une différence.  En tant que groupe, nous étudions les nombreuses demandes de financement de projets présentés par des jeunes que nous recevons chaque année, et décidons de celles qui méritent d'être subventionnées à cause de l'impact positif qu'elles exerceront dans la communauté. 

J'ai aimé chaque instant de mon travail dans le groupe Action jeunesse !  Aussi bien en participant à des réunion du groupe et en riant sans raison particulière, en facilitant les activités au cours d'ateliers et de conférences de jeunes dans la communauté, en participant à des cérémonies de prix associés aux jeunes ou simplement en allant diner en compagnie d'autres membres du groupe, nous avons toujours agi en tant que groupe  - et cela a rendu mon expérience avec Centraide/United Way à la fois enrichissante et tout simplement fantastique ! 

JACQUELIN HOLZMAN

Mon histoire avec Centraide/United Way remonte presque à ses débuts.  Je suis née à Ottawa peu de temps après le lancement de cette organisation de levée de fonds.  Il n'y a que mon nom qui ait changé, tout comme celui  de Centraide/United Way.    

Au fil des ans, cette organisation s'est appelée la Plume rouge (je possédais même une vraie plume rouge et une petite broche en métal illustrant une plume rouge), la Caisse de bienfaisance,  la United Appeal, et a peut-être porté d'autres noms dont je ne me souviens plus.    

J'ai été membre du Conseil de l'Institut de réhabilitation d'Ottawa, et j'ai travaillé au Conseil de planification sociale, deux organismes subventionnés par Centraide/United Way Ottawa. 

Comme membre du Comité du leadership, j'ai pris la parole au cours de séances de campagne des employés d'agences, d'hôpitaux, de ministères gouvernementaux et du secteur privé.  Et j'ai fait ma part au niveau de la sollicitation de fonds. 

Il reste que mon expérience la plus exaltante a eu lieu pendant la campagne de 1970, présidée par le regretté Jim B. Brown.  C'était la première fois que l'objectif était fixé à deux millions de dollars.  Plus de 8 000 bénévoles ont accepté de relever le défi, ce qui a permis à plus de 100 000 personnes de recevoir de l'aide de la part des 36 agences membres. 

Au cours de cette campagne de 1970, à titre de présidente de la campagne communautaire, mon objectif était de recruter suffisamment de solliciteurs pour frapper à la porte de tous les domiciles et de tous les petits commerces d'Ottawa !  Ce fut également la dernière année de campagne de porte en porte.  Des solliciteurs d'une entreprise locale avaient recueilli tellement peu au cours de leur première journée d'efforts, qu'ils ont décidé de nous faire parvenir un chèque plutôt que de poursuivre les sollicitations une seconde journée.  Éventuellement, les dons non sollicités reçus par la poste ont été plus élevés que le total recueilli aux portes.   

Bien que la campagne ait rapporté plus de 2 millions $ - le total le plus important de tous les temps - ce ne fut pas suffisant pour répondre à tous les besoins.  Le rapport de la campagne de 1970 se termine par la conclusion suivante :  

« L'essentiel sera maintenant d'établir des priorités. »

Cela vous semble familier ? Plus ça change, plus c'est pareil !

Bon 75e anniversaire, Centraide/United Way. nous aurons toujours besoin de vous!

NITYANAND VARMA

J'ai contribué à Centraide/United Way pendant environ 10 ans.  Pendant que j'étais membre du Conseil, j'ai porté le projet des « Travailleurs formés à l'étranger » à l'attention des membres du Conseil.  Je suis très heureuse que les membres aient appuyé ce projet et qu'aujourd'hui, tous les niveaux de gouvernements l'appuient de façon encore plus active.  Pensez au nombre de personnes qui en ont profité ! Je me dois de féliciter Centraide/United Way pour toutes ses réussites.  

JANIE RANDOLPH

En 1993, on m'a demandé de devenir membre du Cabinet de campagne - et ce fut le début d'une merveilleuse relation avec Centraide/United Way Ottawa. 

Quelle organisation ! Quelle occasion de servir la communauté ! Quelle façon d'améliorer des compétences qui durent pour toute la vie !

Je crois que ses employés constituent le cour de Centraide/United Way.  Leur engagement à l'endroit du travail qu'ils accomplissent est remarquable.  

Je me suis toujours sentie très appréciée comme bénévole, et très appuyée dans tous les activités auxquelles j'ai pris part.  Je me sens honorée d'avoir été associée à une organisation qui exerce un tel impact dans la communauté. 

Joyeux 75e anniversaire, Centraide/United Way !

 

 

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